jeudi, décembre 1

Comment irriguer son jardin ?

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Cet article a été écrit par Yves (qui habite dans le Morbihan) et je le remercie de vouloir partager tous les détails de son installation.

Vous découvrirez comment il a résolu le problème de l’arrosage de son potager, grâce à un système d’irrigation automatique constitué de conduites d’égouttement.

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La fin de l’esclavage

Situation de départ Ne pas être esclave du potager, c’est-à-dire pouvoir partir en vacances quelques semaines sans mettre en péril toutes les plantations et :

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  • Arrosez régulièrement, sans excès.
  • Arrosez doucement chaque plante sans mouiller le feuillage et sans y passer toute la soirée plusieurs fois par semaine.
  • Que chaque rangée du potager soit indépendante, afin de pouvoir varier au cours de la saison les rangs à arroser, en fonction des impératifs de chaque culture.

Telles sont les motivations qui ont motivé la conception d’un « arrosage automatique ».

Le potager se compose de trois carrés de 5 m X 4 m chacun (60 m2). Le terrain présente l’avantage d’avoir un puits profond qui est presque toujours alimenté.

Situation finale Quelques exigences pour la réalisation de l’arrosage :

  • Utilisation de l’eau du puits (ou d’une citerne).
  • Système fiable et robuste.
  • Minimisez l’encombrement des tuyaux sur le sol.
  • Gérez les zones d’arrosage et les débits.

Remarque de Nicolas : Il est tout à fait possible de raccorder un tel système à l’eau courante. C’est ce que j’ai fait chez moi.

Principe de distribution

Une pompe puise l’eau du puits.

La distance entre le puits et le potager est

30 m La connexion entre la pompe et le point de départ du réseau enterré est réalisée par un tuyau d’arrosage standard de grand diamètre (1), tiré sous la haie (pas le courage de creuser une tranchée de 30 m).

À la surface du potager, tous les tuyaux de distribution d’eau sont enterrés. Deux tuyaux par parcelle émergent le sol pour former les points de départ d’irrigation (2) à (9).

Pour chaque parcelle, deux tuyaux émergent du sol auxquels une lyre de distribution est reliée par l’intermédiaire d’une vanne d’arrêt. Chaque parcelle est donc divisée en 8 parties irriguées par des tuyaux fixés au sol. Espace entre chaque tuyau d’arrosage : 60 cm environ

Vue détaillée Chaque point d’eau est constitué ;

• un tee de branche (souterrain),

• un tuyau vertical auquel un robinet est raccordé.

Sur ce robinet est vissée une lyre de distribution comprenant 4 arrosages. Sur chaque sortie est vissé un tuyau en cuivre d’où part le pipeline pour l’irrigation des avions.

Jonction

La jonction entre le gros tuyau d’arrosage et le réseau enterré

se fait par l’installation d’un coude et d’une vanne d’arrêt générale.

Note de Nicolas : Mon installation est un peu plus simple : pas de « lyre » ni de robinets, toutes les lignes sont actives en même temps.

béton réalisation de la distribution

Tranchées Une tranchée d’une profondeur de 40 à 50 cm part du point (1) et distribue les 3 parcelles du potager. Dans cette tranchée est posé un tuyau utilisé pour

Tuyau noir conduites d’eau potable en polyéthylène haute densité 16 bars de diamètre 20 mm (30 m).

Tuyau bleu Ce tuyau enterré est protégé par une gaine bleue en TPC de diamètre 40 mm.

T-shirt

Tranchées Les branches horizontales et verticales des tuyaux enterrés sont fabriquées avec des tés en bronze.

Ces dérivations verticales constitueront des points d’eau permettant les départs pour les canalisations d’irrigation.

Dérivations verticales

Protection des canalisations souterraines Dérivations verticales

Protection

… à partir du tuyau Sous terre, le tee est protégé par un morceau de tube en PVC fendu, percé dans lequel de la mousse de polyuréthane est injectée. Le tee, la conduite d’eau et les tuyaux en PVC sont pris dans cette mousse.

Pour assurer une certaine rigidité au fond du trou, un mortier est versé dessus.

Le tuyau en PVC sort du sol d’environ 35 cm. La conduite d’eau est coupée à 3,5 cm du tube en PVC.

Vue souterraine Note de Nicolas : J’ai personnellement utilisé un tuyau pour arroser la pelouse enterrée (diamètre 32 mm), avec les raccords en plastique qui l’accompagnent. Compte tenu de l’épaisseur du plastique, il est très résistant et aucune protection supplémentaire n’est nécessaire.

La conduite d’eau coupe relativement bien avec un cutter.

Coupe-

Découpage Piquez d’abord l’extrémité pointue du couteau dans le tuyau pour le traverser pendant quelques mm.

Appliquez ensuite une force sur l’extrémité du tuyau pour le plier légèrement. Avec la lame coupée perpendiculairement à la courbure. La coupe est ainsi nette, sans bavures.

Soyez très prudent car la fraise peut déraper. Éloignez-vous bien de la lame, dégagez bien les pattes du tuyau.

Endroit à l’extrémité de la conduite d’eau ainsi découpée un raccord femelle en laiton 15 x 21 – D : 20 mm

Attention  : Avant de positionner l’écrou sur le tuyau, veillez à enrouler un fil

autour du tuyau pour empêcher l’écrou de tomber dans le tube en PVC. Il serait alors difficile de le récupérer ! (histoire vécue)

Vissez ensuite le robinet sur le connecteur femelle.

Deux points d’eau par carré sont ainsi sortis du sol pour un total de 6 robinets.

Détails des robinets Le système d’irrigation

Des lyres de distribution sont vissées sur chacun de ces robinets.

De cette lyre de distribution sort chaque tuyau d’arrosage utilisé pour irriguer les plantes.

2 solutions sont possibles :

PVC DE

1) Utiliser un tube semi-rigide Ø 15 mm de diamètre extérieur 11,5 mm raccordé directement à chaque sortie de la lyre. Dans ce cas, vous devez utiliser un adaptateur.

Cuivre 2) Créez de grands coudes en cuivre vissés sur chaque sortie de La lyre. Dans ce cas, le même tuyau semi-rigide s’insère directement dans le tuyau en cuivre. Cette solution nécessite un savoir-faire en plomberie, elle facilite la mise en place de canalisations d’irrigation.

Remarque :

La première année, j’ai foré les tuyaux d’irrigation au sol avec un Ø forêt de 4 mm. Un trou tous les 50 cm environ. Pour raccorder le tuyau d’arrosage à la pompe et au robinet d’arrêt général, j’ai utilisé des raccords rapides à clipser. Le résultat n’était pas satisfaisant, la placette la plus éloignée était mal irriguée (perte de charge, débit variable du trou). Cet appareil a dû être amélioré

Irrigation (nouvelle version)

tuyau diam. 16 mm Fabriqué avec un tuyau Micro-Drip Ø 13 mm, 30 m.

Le tuyau est emmanché par pression dans le tube en cuivre. Ensuite, déployé sur toute la largeur de la parcelle. Il est maintenu au sol par des crochets ou des piquets en bois faits de petites branches.

Forage Tous les 50 cm environ, le tuyau est percé.

Les trous réalisés avec une perceuse étaient mal calibrés et ces trous produisaient des bavures. En conséquence, les débits n’étaient pas les mêmes d’un trou à l’autre, ce qui a eu pour effet de déséquilibrer l’irrigation. Certains trous présentent un débit important au détriment d’autres qui ne laissent plus passer l’eau.

Tige

Nous avons besoin d’un étalonnage régulier de chaque trou.

goutteur

J’ai trouvé la solution dans le commerce. Il s’agit d’un goutteur qui se clipse sur le tuyau.

• Perçage du trou avec l’outil de poinçonnage approprié

• Forcez le clipsage du goutteur sur le tuyau.

Cette solution équilibre parfaitement les débits de chaque trou. J’ai utilisé un goutteur calibré à 4 l/h.

Note de Nicolas : Il existe des tuyaux avec goutteurs intégrés (tous les 50 cm ou 33 cm). L’avantage est que rien ne dépasse et qu’il n’y a aucun risque d’arrachement des goutteurs lors de la manipulation. Autre possibilité : des tuyaux poreux qui permettent à l’eau de « suinter » sur toute leur longueur.

. JE a également retiré tous les raccords pour établir une connexion directe entre la pompe et le robinet d’arrêt général. De cette façon, toutes les arrosages sur les trois parcelles fonctionnent parfaitement.

Une autre solution de distribution :

À partir d’un robinet de parcelle, faites circuler le tuyau d’irrigation en boucle fermée sur la parcelle. Cette solution présente l’avantage d’éviter l’utilisation de lyre et permet un équilibrage parfait des pressions sur chaque trou d’irrigation. Pour ce faire, vous devez utiliser un tuyau relativement flexible. L’inconvénient est l’encombrement du tuyau sur la parcelle et l’impossibilité de gérer l’irrigation ligne par ligne.

À la sortie du robinet, faites un té qui recevra les deux extrémités du tuyau.

Autre solution Choisissez la pompe

La pompe est connectée à l’électricité via une minuterie hebdomadaire régulière. Bien entendu, cet appareil est protégé de la pluie. Vous avez besoin d’une pompe auto-amorçante, automatique, avec pressostat.

Note de Nicolas : Si vous connecter à l’eau de ville, il ne s’agit pas d’un programmateur électrique dont vous avez besoin mais d’une vanne programmable, installée juste après la sortie de l’eau. Ils peuvent être trouvés à partir de 19€. Après avoir eu des problèmes avec les grandes marques, je ne prends que le 1er prix, ce qui me donne entière satisfaction.

Capacité de la pompe (hauteur manométrique)Caractéristiques de la pompe (données du fabricant)

Supposons qu’il s’agisse de la hauteur (totale) d’élévation possible pour la pompe. Cette hauteur théorique communiquée par le constructeur ne tient pas compte des pertes de charge induites par l’installation. Il s’agit des pertes de charge moyennes dans les tuyaux, qui dépendent de la section et de la nature de la conduite, mais également en fonction du nombre et du type de raccords (coudes, tés, jonctions) présents le long de la conduite. Pour les installations de petite taille et relativement simples, les pertes de charge sont estimées à 0,1 x la longueur du tuyau (m).

D’ après les caractéristiques données par le fabricant, ce une chute de pression devra être déduite. Afin de minimiser ces pertes de charge, le tuyau à la sortie de la pompe jusqu’au point de distribution doit être le plus grand possible (Ø 25 à l’intérieur, Ø 32 à l’extérieur) sans raccord intermédiaire.

Dans mon cas, à titre d’exemple :

La longueur du tuyau est de 30 m. La perte de charge est : 30 x 0,1 = 3 m

H = 5 m en moyenne (la hauteur d’eau du puits varie de 1 à 10 m)

Ainsi, la hauteur totale à prendre en compte pour la pompe est de 8 m.

La lecture de ce graphique indique que pour une hauteur de 10 m, le débit fourni serait d’environ 2,8 m3/h, soit : 2800 l/h

Les goutteurs étant calibrés pour 4 l/h, il serait théoriquement possible de fournir 700 goutteurs.

J’ai environ 10 goutteurs par ligne, 24 lignes donc 240 goutteurs.

Si les trous sont tous bien qualifiés, la pompe actuelle est suffisante.

Pour 10 m de hauteur d’eau, la pression à fournir par la pompe est de 1 bar. La pompe est donnée pour une pression maximale de 4,2 b. La pression disponible à la sortie est donc théoriquement de 4,2 — 1 = 3,2 b.

Boulier donné par le fabricant Les goutteurs sont conçus pour une pression maximale de 1,5 b. Un réducteur de pression doit être installé.

Pour réduire cette pression, je réduis le débit à l’aide de la vanne d’arrêt générale. Je l’ouvre jusqu’à ce que tous les goutteurs des parcelles coulent. Ainsi, en circuit ouvert, l’effet de la pression diminue.

Quelques photos pour terminer

Pose du tuyau dans sa gaine. Raccordement des tés pour la sortie des points d’eau. La gaine verticale sera remplacée par un tube en PVC plus rigide et esthétique

Prenez soin d’enrouler un fil autour du tuyau pour éviter que l’écrou ne tombe dans le tube en PVC. Il serait alors difficile de le récupérer ! Pour masquer les bavures de coupe, un manchon sera placé dessus avant la mise en place du robinet.

Chaque année, au mois d’avril, je prépare chaque parcelle avant mes plantations.

Une large rainure est réalisée, sur le côté du sillon, le tuyau est déroulé et relié à la lyre.

Le débit d’eau est vérifié et ajusté. Après la mise en place des plans, une épaisse couche de gazon séché est déposée dans la rainure.